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Editorial
Eugène D Bie (1914-1983) - Armand Jamar (1870-1946) - Oeuvrs bretonnes
EUGENE DE BIE

S’il fallait dresser le portrait d’Eugène De Bie, ce serait le portrait de l’artiste en créateur infatigable. Depuis les cours à l’Académie des Beaux-Arts de Bruxelles et une formation à Paris récompensés par le Prix de Rome en 1937 jusqu’à sa mort en 1983, jamais il n’a déposé le pinceau si ce n’est pour se saisir du crayon ou du fusain. Un premier séjour en Bretagne en 1947 marque le tournant de sa vie. Pendant treize ans, son univers sera celui du Guilvinec, petit port du Sud-Finistère. Ce n’est qu’à partir de 1960 qu’il partagera son temps entre Bruxelles et la Bretagne, avec de rares séjours à l’étranger (Paris, la Provence, la Sardaigne, la Suisse).

Bien qu’il n’appartienne à aucun courant, Eugène De Bie n’en néglige aucun. Il a ainsi acquis un style tout à fait unique qui persistera, en de nombreuses facettes, dans une œuvre abondante. On peut tenter de discerner plusieurs périodes. La “rouge” tentée par l’expressionnisme. La période “bretonne” qui voit la palette passer progressivement du sombre au lumineux. La période “blanche”, aux accents fantastiques, évolue vers l’épuration de tout détail superflu. Grandes compositions pâles, dominées par la perspective et des silhouettes fantomatiques, où le génie du trait se dilue dans l’incarnation d’une idée.

Authentique artisan se rattachant à une longue tradition, Eugène De Bie a salué le génie des primitifs flamands dans un bel “Hommage à Hugo Van der Goes”. Il s’est fait le chantre d’une Bretagne vénérée à travers les marines, portraits de pêcheurs ou natures mortes. Les trop-pleins de son imagination se déversent en de savantes compositions baroques où il est facile et tentant de se perdre. Car chaque tableau d’Eugène De Bie est une fenêtre s’ouvrant sur un autre monde: le sien. Déconcertant au début, il devient vite attachant à qui le fréquente. Parler d’Eugène De Bie est une gageure. Les mots se bousculent et sont bien limités devant une telle force d’évocation. Mieux vaut encore regarder, se laisser guider. C’est le plus bel hommage que l’on puisse lui rendre.

Oeuvres dans divers Musées dont le prestigieux MUSEE DU VATICAN


Didier Paternoster,
L!cencié en Histoire de l'Art (ULB).
Critique d'Art à la Revue L'EVENEMENT
Collaborateur au Conseil Bruxellois des Musées


ARMAND JAMAR
BELGIQUE

Armand Jamar est né à Liège en avril 1870. Ce fut après avoir obtenu son doctorat en droit à l'Université de Liège qu'il réalise son rêve en s'inscrivant à l'Académie Royale des Beaux-Arts de Liège où ses professeurs furent Evariste Carpentier et Adrien De Witte.

Dès 1896, Armand Jamar expose régulièrement dans sa ville natale mais aussi aux Salons officiels à Anvers, Gand et Bruxelles. Six de ses toiles obtiennent, en 1900, un grand succès au Salon du Cinquantenaire de Bruxelles. La même année, son tableau, "Gros temps à Boulogne" eut la place d'honneur au Salon des Artistes français à Paris.

En 1904, Armand Jamar s'installe à Schaerbeek où il occupe l'ancien atelier de Constantin Meunier.

Très vite et durant toute sa vie, Armand Jamar, toujours en quête de lumières qu'il restitue d'un trait impulsif et intense, se met à voyager en France, en Italie - plus particulièrement à Venise -, en Hollande, où il peint des intérieurs de ferme mieux que les intimistes hollandais, en Espagne, en Algérie et aux États-Unis.

En 1907, il obtient la médaille d'or au Salon des Artistes français à Paris pour son "Intérieur de ferme hollandaise". Dès lors, de nombreux collectionneurs dont le Baron Rothschild à Paris acquièrent ses oeuvres.

Les premiers tableaux d'Armand Jamar seront influencés par les pré-impressionnistes tels Boudin et Jongkind. De cette époque, il laisse des oeuvres très délicates, aux tons harmonieux, notamment des marines.

Dès 1920, Armand Jamar laissera la lumière - surtout celle des pays baignés de soleil - éclater plus violemment dans des tons purs et vifs. Plus intenses, les formes et les couleurs seront travaillées à la brosse et au couteau pour une manière que le peintre veut vivante, à la fois souple et forte.

Mais c'est vers 1930 que Jamar conquiert le style qui présidera à la création de ses oeuvres les plus puissantes. Le peintre semble alors en totale fusion avec la nature des paysages et des sujets mis en scène. Jamar se laisse de plus en plus emporter par le geste de la main qui tient le pinceau. Mais cette confiance accrue dans l'impulsivité de l'action de peindre qui annonçait, dans une certaine mesure, "L'action painting", reste dominée par le souci d'organiser le sujet en formes rappelant la réalité objective. La fascination de l'espace du ciel, de la pluie ou de la mer, la torsion imprimée aux objets représentés donnent aux tableaux de cette époque une dimension "baroque", dionysiaque, traduite en langage pictural d'une grande souplesse.

Jamar réalise également des aquarelles et des gouaches suivant des procédés bien à lui, déconcertant de virtuosité et de délicatesse. Ce sont en quelque sorte les feuilles "volantes" d'un artiste qui réagit en maître dans le vif de la limpidité et du mouvement.

Tableaux dans les Musées: Anvers, Boston, Bruges, Bruxelles, Charleroi, Liège, Lille, Santiago du Chili, San Francisco.




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